Papa, regarde mon tableau !

Ce livre est un petit bijou avec bien plus de choses à observer qu’à lire… Mais vraiment, que c’est beau ! On assiste ici à une tranche de vie entre un père et son fils, dans le superbe décor de Giverny, temple de l’oeuvre de Claude Monet.

Le petit garçon a peint toute la journée dans le jardin et se régale d’avance d’aller montrer son travail à son père, Claude Monet. Les yeux de l’amour rendent ce tableau extraordinaire, le papa s’apprêtant à l’accrocher avec les siens, sur les murs de la maison. Mais l’auteure aura préféré les yeux de l’humour, en permettant à cet enfant de mettre son tableau à une place bien plus particulière, pour être toujours vu par son papa. Dans la chambre des adultes !

On aime la beauté des illustrations, l’oeuvre de Monet qui peuple les pages du livre, les pages découpées qui racontent une histoire en nous emmenant derrière une porte, une fenêtre et même au-delà des lavandes, dans le jardin. C’est terriblement poétique. On se sent invité dans la demeure et l’atelier de Claude Monet. On ouvre grand les yeux pour admirer. Les mots n’ont finalement plus beaucoup d’importance.

Papa, regarde mon tableau! Anaïs Brunet, éd. Saltimbanque, à partir de 6 ans, 17,50€

Explore la Rome antique

Nous poursuivons notre balade chez les romains avec ce livre d’exploration de la vie au temps de la Rome antique. On aime les pages découpées avec des fenêtres qui ouvrent d’autres champs de vision, les volets à soulever pour découvrir des infos complémentaires, la simulation des barreaux des cages d’animaux sauvages ou des arches d’un aqueduc… le forum, la ville, les bains publics, le port de Rome et ses richesses venues d’ailleurs, le Colisée et ses gladiateurs, les chantiers de bâtiments si bien construits qu’on les trouve encore debout aujourd’hui … en quelques pages, l’approche est ludique et efficace. Le livre est accessible aux plus jeunes.

Explore la Rome antique, Ed. Usborne, 9,95€, dès 5 ans.

 

Mina

Voilà une bien jolie histoire de chat et de souris racontée par Matthew Forsythe. Mina vit dans son petit monde avec son papa, bien tranquillement. Jusqu’à ce que celui-ci ne ramène… un écureuil ? C’est ce qu’il semble croire mais l’animal a tout l’air… d’un matou. On s’amuse à voir la naïveté et l’enthousiasme du papa, on s’inquiète avec Mina de la présence de cette boule de poils sous leur toit. Jusqu’à ce que les chats soient plus nombreux et que la chasse à la souris ne démarre… Pas de soucis, tout fini bien.

On aime les couleurs chaudes des dessins plein de douceur en cette saison hivernale, et le mini-supens qui fait sourire tout le monde à la fin. Trop mimi.

De cet auteur, nous avions déjà beaucoup aimé La feuille d’or, dont l’intrigue se déroule à l’automne, dans une forêt luxuriante.

Mina, Matthew Forsythe, éd. Little Urban, 14,50€, à partir de 4 ans.

Le monde extraordinaire de William Shakespeare

En cette période de Saint-Valentin, parlons Roméo et Juliette et évoquons plus sérieusement William Shakespeare.

Je vous avais déjà parlé du roi Dagobert et de son épisode intitulé Roméo et Juliette.

Cette fois, l’ouvrage s’adresse aux enfants plus grands, à partir de 9 ans. Car de Roméo et Juliette à Hamlet, en passant par Le Songe d’une nuit d’été, William Shakespeare aura marqué l’histoire du théâtre et marqué de son empreinte, la comédie et la tragédie.

Ce documentaire en grand format, a l’énorme avantage d’être superbement illustré ce qui facilite beaucoup l’entrée dans la lecture.

Il compte 15 chapitres pour mieux découvrir l’homme, son oeuvre et ses influences jusqu’à aujourd’hui. On nous raconte son enfance à la campagne, l’époque historique dans laquelle il grandit, la place du théâtre dans sa vie, sa carrière de comédien puis d’écrivain, son talent pour les comédies et tragédies. J’aime assez l’idée d’une approche globale du personnage pour tenter de toucher au mieux ce qu’il a pu être et voulu faire.

C’est un livre qu’on peut picorer, pas besoin de tout lire d’une traite (d’autant qu’il y a du contenu). On peut aussi l’ouvrir à des âges différents pour mieux comprendre comment Shakespeare a participé à révolutionner le monde par le pouvoir de ses écrits.

Le monde extraordinaire de William Shakespeare, Emma Roberts et Sarah Tanat Jones, éd. Little urban, 25€, à partir de 9 ans

Le livre des temps

Voilà un livre que je trouve plutôt original, complet et particulièrement bien traité, sur la notion de temps si abstraite pour nos petits. D’autant que nous courrons tous après le temps… Les matins d’école pour être à l’heure après avoir avalé un petit-déjeuner, le soir pour enfiler son pyjama et aller se coucher pas trop tard…

Ici, on nous propose un livre en pop up pour explorer le temps sur les horloges, les ordinateurs, mais aussi quand la terre tourne, dans nos corps et dans nos têtes.

On nous parle du temps de l’histoire qui n’est pas le même que celui de nos rêves… On peut faire battre le temps d’un battement de coeur, mesurer le temps d’une vie avec une roue qui nous mène de la petite enfance à la vieillesse. Pour mieux comprendre cette dernière notion, on nous propose de mesurer l’évolution de l’oeuf jusqu’à la vieille poule d’une douzaine d’années… à celle du corail qui peut vivre au fond de l’océan jusqu’à … 2000 ans ! Forcément impressionnant.

C’est aussi l’occasion d’aborder le temps des générations et l’arbre qui raconte l’histoire de nos ancêtres ou encore, le temps de l’histoire avec une frise qui se déplie bien au-delà des pages du livre, pour remonter aux origines de l’univers.

On découvre encore la première des horloges : la Terre. Pourquoi y a-t-il des jours et des nuits ? D’où viennent les heures et peut-on mesurer le temps ? On découvre que les mouvements de la Terre, autour du soleil et sur elle-même, fixent des rythmes réguliers à nos vies. Les plus curieux pousseront jusqu’à découvrir le cadran solaire, la clepsydre et l’horloge mécanique. Ou compareront le calendrier solaire, lunaire et d’autres ayant existé…

On pourra aussi discuter du temps des églises qui a longtemps rythmé la vie des habitants, du temps des gares qui ont toutes l’obligation de donner la même heure, ou du temps universel utilisé aujourd’hui par la plupart des pays. A noter la superbe réalisation pop up pour cette double page.

On poursuit rapidement sur le temps des émotions, qui n’est jamais le même selon qu’on s’ennuie, qu’on joue, où qu’on est triste. J’y ai d’ailleurs appris que ce qui semble le plus long à l’être humain est justement… la tristesse. Quant au temps des rêve, il n’a souvent pas grand chose à voir avec la réalité.

Enfin, on termine par un voyage dans le temps et dans l’espace pour voir si le temps s’écoule de la même manière dans tout l’univers…

Bref, lire ce livre à fond ou le feuilleter en famille, voilà quelque soit votre choix, une sacrée bonne manière d’occuper son temps !

Le livre des temps, Guillaume Duprat et Olivier Charbonnel, éd. Saltimbanque, 24€, dès 7 ans.

Animo Museum

Une visite au museum d’histoire naturelle sans bouger du canapé. C’est un peu l’idée de l’Animo museum, musée unique au monde où l’on croise des défenses d’un mètre de long, des carapaces de toutes les couleurs, des oeufs d’un bleu étonnant… 88 espèces sont cachées dans ce livre avec volets, qu’on peut soulever pour trouver qui se trouve derrière un squelette spécifique, quel animal va sortir de tel oeuf, à qui appartiennent certaines dents qu’on nous expose sans visage, qui possèdent les cornes qu’on nous met sous le nez, ou les yeux qu’on nous offre en gros plan. On peut aussi tenter de retrouver un animal à partir de ses crottes ou de ses empreintes… On se croirait dans un jeu de piste à la découverte de l’incroyable diversité du règne animal. Le livre est d’approche ludique avec ces petits volets à soulever sur toutes les pages. Il est très coloré et réalisé dans un graphisme accessible aux plus jeunes. De fait, il se lit en jouant, et permet de passer un agréable moment à partager en famille. Il est aussi une bonne base d’approche ou de confirmation des connaissances des enfants sur le milieu animal.

Animo Museum, Nadja Behadj et Julia Spers, éd. Saltimbanque, 19€, dès 6 ans en famille ou dès 8 ans en solo.

Le livre extraordinaire des dragons

INCONTOURNABLE ! La série le livre extraordinaire s’intéresse aux dragons pour le grand plaisir de mon LittleBoy qui adore les légendes autour de animaux imaginaires. Comment peut-on venir à bout de l’hydre de Lerne ou de la cocatrix ? Le monstre du loch Ness a-t-il vraiment existé ? Que se passerait-il si Jormungandr sortait de l’océan? Toutes les réponses sont dans ce livre grand format qui décline sa formule magique : des dessins qui sont d’une finesse et d’une précision incroyable, sept à huit informations par créature permettent de découvrir ses pouvoirs et des anecdotes surprenantes sur le comportement des dragons. Fascinant...
Le livre extraordinaire des dragons, illustrations Gonzalez Kenny, Ed Littleurban, 23€, dès six ans.

Tombée du ciel

Tombée du ciel dans un monde en minuscule, la bille de verre va tout bousculer...
A la maison, on adore les Fan Brothers et pour tout dire, nous sommes ravis de découvrir ce nouvel album. Évidemment, la bille perdue dans le jardin, ça rappelle des souvenirs à LittleBoy. Alors quand il voit que l’arrivée de cette boule de couleurs dans un monde d’insectes en noir et blanc, perturbe le microcosme local, ça l’interpelle. La coccinelle, le phasme, la grenouille... tous s’accordent à dire qu’il n’ont jamais rien vu d’aussi époustouflant. L’araignée, plus maligne que les autres, décide que cette merveille lui appartient et monte tout un spectacle autour d’elle... jusqu’à ce que la catastrophe pointe le bout de son nez : une main d’enfant descend du ciel, pour récupérer le précieux objet...
On aime la poésie des Fan brothers, le noir et blanc qui laisse les objets du quotidien prendre de la valeur en couleur, le héros de l’histoire qui n’est autre que la bille, et qui occupe souvent nos petits dans les cours de récré.
De quelque chose d’anodin, une bille qui tombe dans l’herbe... les auteurs font là une histoire des plus réjouissantes !
Tombée du ciel, Fan brothers, Ed Little urban, dès 5 ans, 13,50€.

Les animaux qui existent peut-être

Dans ce livre sur les animaux, il y a… des animaux. Tous ont été observés, détaillés, dessinés et classifiés par le grand professeur O’Logh, scientifique méconnu. Reste qu’aucun autre biologiste n’a eu le loisir de croiser ces petites et grosses bêtes. Est-ce à dire qu’ils n’existent pas ? Personne ne peut le prouver… C’est donc ce postulat propre à la rigolade, qui donne le point de départ de cet ouvrage plein de surprises. Un bestiaire drôlissime avec des animaux qui chantent faux, qui ne volent plus ou font des trucs dégoûtants. Les créatures qui y figurent sont si incroyables que le professeur les a rangées selon un système de classification scientifique plutôt révolutionnaire : les animaux doux au toucher, les animaux pas sympas, les animaux qui bavent ou encore les animaux louches… Evidemment, la société royale de zoologie n’a rien validé des recherches du professeur anglais, mais peut-être que les jeunes lecteurs sauront réhabiliter son travail ?

Bref, voilà un album jeunesse plein de fantaisie où tous les loisirs imaginaires sont permis : pourquoi pas rêver de rencontrer le gloubicéphale, sorte de cachalot sur pattes, qui cherche sa nourriture au plus profond des abysses et parfois, ou plus simplement, au camion de hot-dogs ? Ici, tout est permis, surtout la loufoquerie !

Les animaux qui existent peut-être, Jean-Baptiste Drouot et Stéphane Nicolet, ed. Little Urban, 15,50€, à partir de 7 ans.

Curionautes des sciences

Depuis septembre nous sommes abonnés à Curionautes, un magazine scientifique pour les enfants de 8 à 12 ans. On aime le dossier bien développé sur un sujet qui préoccupe nos petits comme d’où vient l’électricité, c’est quoi un virus, les volcans… jusqu’alors les sujets ont fait mouche. Et la curiosité de mon LittleBoy a fonctionné à plein.
Sur les virus (sujet d’actualité !), le récit documentaire d’une douzaine de pages est bien expliqué par un expert (c’est le cas pour chaque dossier) dans un langage vulgarisé mais pas bêtifiant. Et les personnages récurrents des histoires aident encore à simplifier la compréhension de phénomènes scientifiques. Le récit est éclairé de schémas, reconstitution 3D, photos microscopiques…
Pour s’assurer que l’enfant a bien compris, une BD de deux pages fait un résumé du dossier et un poster carte mentale restitue toutes les infos. Franchement au top.
La seconde partie du magazine parle des sciences en général, avec quiz, jeux (labyrinthes, devinettes, différences, points à relier…) brèves d’actu ou encore la vie et l’œuvre d’un scientifique racontée en courte BD (Charles Darwin, Isaac Newton…).
Enfin, pour ceux qui veulent pratiquer, un petit livret d’expériences est proposé à la fin.
Comme pour tout magazine qui a une cible large (8-12ans), il y a parfois des thèmes plus compliqués pour les minus mais j’ai pu observé que l’intérêt de mon garçon restait vif ! Bilan : nous recommandons !
Curionautes des sciences, 8-12 ans, Milan, 5€.
Le récit-documentaire.
La carte mentale.

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